Le 1er avril 2011, l'entreprise en bâtiment Rebinguet Frères a soufflé ses 50 bougies. Son fondateur, Claude
Rebinguet, indisponible à ce moment là, les enfants et gérants, Christophe et Béatrice, ont voulu l'associer à un « moment de
fête » qui s'est déroulé la première semaine de décembre, autour d'un dîner spectacle de music-hall. « Nos
grands-parents étaient carriers à Maurens ! », indique Claude, natif de Lunas. « Nous venions à l'école à Ginestet
à pied », se souvient-il, rappelant ses débuts aux services techniques de la Fondation John-Bost à La Force,
avant de se mettre à son compte, le 1er avril 1961.
Claude avait obtenu le CAP de tailleur de pierre, option limousinerie, c'est-à-dire maçonnerie de moellons (ne
pas confondre avec les parpaings), à Albi, dans le Tarn. « Avec mention très bien ! », souligne, Christophe le fils,
qui rajoute : « À ce moment-là, cela attestait d'un réel niveau. »
L'entreprise a contribué à la formation de jeunes dans les métiers du bâtiment : « Pendant trente ans, j'ai participé
à la correction des épreuves du CAP-BEP au CFA du BTP à Périgueux et j'ai signé près de 20 contrats
d'apprentissage. » Les débuts de l'activité professionnelle de Claude se sont déroulés chez les agriculteurs du
canton : « J'ai commencé en scooter ! Puis, on a attendu d'avoir les moyens pour acquérir une 403 Peugeot
camionnette », confie-t-il, regardant Marie-Thérèse, son épouse, avec laquelle il s'est installé à Ginestet, et leurs
trois enfants, en 1969.
Retour aux fondamentaux
Chacun a pris une part active au développement de l'entreprise (Pascal est décédé en 1997 à la suite d'un très
grave accident de travail). Pendant une décennie, la société a développé la construction de foyers fermés, avant
de revenir à ses fondamentaux : la maçonnerie, la couverture, la zinguerie, la rénovation en traditionnel et la
construction neuve. Elle traite ses salariés comme ses enfants, et croit en leur promotion : « 70 % de notre
personnel a été formé ici. »
« En 2011, un ouvrier de 40 ans a obtenu un CAP de zinguerie, un autre de 48 ans un CAP CMBA (construction
maçonnerie béton armé) », souligne Béatrice qui assure le secrétariat. La sagesse reste de mise. « On ne trie pas
le travail ! », dit en conclusion le père, Claude, tandis que Christophe est déjà sur un futur chantier : « On essaie
d'être le plus réactif possible. » Deux époques, mais une même conviction. « Le chemin importe peu, la volonté
d'arriver suffit à tout. »

Extrait Article SUD-OUEST du 3 janvier 2012


         

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